
Que faisons-nous ?
Du corps au monde…
Les pièces de la Cie DesAires prennent leurs racines dans le théâtre physique. Le corps est notre principal outil pour incarner l’émotion et la poésie au travers du mouvement. Nous travaillons la plasticité et les formes. Depuis nos premières pièces, le théâtre gestuel et la dramaturgie du mouvement ont marqué notre vision car nous pensons que les mots dressent parfois des barrières : des frontières qui séparent les langues, les cultures et les identités. Et nous voulons croire en un théâtre sans frontières.
Nous construisons des univers originaux à partir du mime, de la poésie et de notre imagination mais ce que nous créons ne nous appartient pas. Nous voulons le tendre au monde, aux gens, aux spectateu.ice.s. Au cours de nos processus de création, nous avons utilisé différentes langues : l’espagnol, le basque, le français, l’italien, l’anglais pour créer des œuvres avec ou sans paroles. La diversité n’est pas un obstacle, mais une richesse. La satire, le bouffon, le rire et le jeu ; des éclats de lumière qui émergent au cœur des ombres. Allégories, mondes oniriques et fantastiques ; une pluie dans les mains d’un monde assoiffé. Tels sont nos territoires dramatiques les plus habituels.
Notre rapport à la communauté nous a désormais rapprochés de la rue. Les places, les rues, les espaces publics et les complexes industriels sont devenus pour nous des terrains de jeu. Nous n’avons pas remplacé un lieu par un autre mais ce mouvement de la salle à la rue est animé par le besoin d’explorer également l’autre. Dans cette perspective, la médiation et les processus socio-artistiques occupent une place de plus en plus importante afin que la communauté elle-même fasse partie intégrante de l’œuvre et du processus.
Si la Cie DesAires a commencé à prendre forme à Buenos Aires, c’est de retour chez nous, au cours de nos voyages au travers des différentes contrées d’Europe, que nous avons poli notre nom. Aujourd’hui, la compagnie se construit sur un fil invisible - et infini – qui s’étend des Alpes aux Pyrénées reliant la Suisse et le Pays basque.
Le monde ne nous appartient pas, pas plus qu’aux peuples qui l’habitent. Par contre, nous voulons offrir notre monde, un monde créé avec amour.


